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Franchisé

Optimiser son démarrage

En tant que franchisé, vous pouvez bénéficier d’un appui technique et commercial de la part du franchiseur tout au long de la vie du contrat. Il saura vous conseiller pour bien prendre en main votre activité.
Votre banquier sera lui aussi un partenaire un partenaire avec lequel il est utile d’échanger régulièrement.

La trésorerie de votre entreprise est vitale pour la faire fonctionner. Pour s’assurer un bon démarrage il convient de connaître quelques règles simples dont il faut toujours se souvenir et mettre en pratique. La problématique est double : savoir gérer sa trésorerie seul et savoir obtenir la confiance du banquier pour passer les caps difficiles mais momentanés.   Conseil n°1 : effectuez régulièrement des remises à votre banque.   Votre courrier doit bien receler quelques chèques (ou quelques traites) qui vous permettront d’effectuer une remise dès le lendemain. Vous rassurerez ainsi votre banquier et vous éviterez de payer vos premiers agios. Car un découvert n’est pas sans coût : "Le temps c’est de l’argent !" Aussi, un détour à votre agence bancaire est à privilégier par rapport à un envoi par la poste qui retarderait votre versement d’un à quelques jours. Désormais suivez donc votre comptabilité et interrogez régulièrement votre compte bancaire.   Conseil n°2 : demandez des acomptes à la commande, établissez régulièrement vos factures et accélérez leur paiement.   L’acompte à la commande est couramment pratiqué et aucun entrepreneur ne peut se dispenser de réclamer le paiement d’une quotité de 20 à 30% de la commande. Les fonds encaissés vous permettront d’assurer les paiements liés à la phase de fabrication.
Dès que vos livraisons sont effectuées, établissez sans tarder la facturation. Au besoin consacrez quelques minutes en fin de journée à cette tâche ou faites-vous aider. Si, en facturant rapidement, vous mettez de votre côté toutes les chances d'être payé rapidement, il se peut cependant que vous ayez à relancer certains de vos clients. Surtout, soyez ferme avec les mauvais payeurs et posez-vous la question de l'intérêt de les conserver parmi votre clientèle. Enfin, sachez qu'il existe des structures dont le métier est de recouvrer les créances litigieuses : les cabinets de recouvrement.   Conseil n°3 : quand un de vos clients (entreprise) vous demande un délai de paiement, sachez limiter sa durée et établissez si possible une traite (lettre de change-relevé).   Le délai de paiement est fréquemment demandé dans les négociations interentreprises. Malgré les efforts du législateur, le délai de paiement moyen demeure encore élevé en France mais un refus du fournisseur d’accorder un délai à son client peut aboutir à l'échec de la vente. Il faut donc savoir être souple sans mettre en péril sa propre trésorerie.
Aussi, le droit français permet d’incorporer la créance dans un effet de commerce (encore appelé « traite » ou « Lettre de Change-Relevé » LCR) en lui donnant une date de paiement certaine : l’échéance. Dans la pratique, des logiciels permettent d’établir une facture et une traite sur le même document (2/3 de page pour la facture, 1/3 pour la LCR).   Conseil n°4 : trouvez avec votre banquier un moyen d’anticiper les règlements de vos clients.   Plus votre chiffre d’affaires progressera, plus vos besoins de trésorerie augmenteront. Il convient donc de rechercher rapidement avec votre Conseiller bancaire une solution simple et efficace pour gérer et financer votre poste clients.
Le découvert n’a pas pour fonction d’anticiper vos encaissements.. Par contre, l’escompte de LCR est une solution satisfaisante, de coût limité, et vous évite de suivre l’encaissement de vos factures. Il existe également la formule de l'affacturage qui vous permet d’externaliser la gestion de votre poste clients, vous dégageant ainsi de tout souci : renseignements actualisés sur la solvabilité de la clientèle, encaissement des créances, garantie de paiement, financement et coût sont à définir en fonction de vos besoins.

La franchise, de quoi s’agit-il ?

La franchise est un accord commercial et juridique par lequel une entreprise appelée le franchiseur s'engage à fournir à une seconde entreprise, dite franchisée, un savoir-faire ainsi que divers droits en contrepartie d’une rémunération (droits d’entrée, redevances périodiques, ….), afin d’exploiter un concept, testé préalablement par le franchiseur.

Selon la Fédération Française de la Franchise (FFF), ce système de commercialisation d’une offre, d’un produit ou d’un service repose ainsi sur la collaboration étroite entre ces deux entreprises indépendantes sur les plans juridiques et financiers.
Le « franchiseur » propriétaire de sa marque et le « franchisé » qui crée son activité en exploitant cette marque se lient par un contrat de franchise qui précise pour une durée déterminée les droits et devoirs de chacun.   Le franchiseur fournit au franchisé 3 éléments fondamentaux
  • Les signes de ralliement de la clientèle comme la marque, le système d’identité visuelle et l’enseigne.
  • Le savoir-faire qui correspond à l’ensemble des méthodes commerciales, techniques, informatiques, de gestion permettant d’entretenir et de développer le concept.
  • L’assistance technique et commerciale lors du montage du projet d’installation du franchisé, de l’ouverture du point de vente et pendant toute la durée du contrat de franchise.
Que peut-on entreprendre en franchise ?   L’image que l’on peut se faire de la franchise est bien souvent associée à de grandes enseignes, souvent internationales dans des secteurs tels que la restauration rapide ou la location de véhicule.
Cependant, il existe des réseaux de franchise de toutes tailles, dans de très nombreux domaines d’activité : santé-beauté, dépôts-ventes en cash, alimentation, fleurs, services aux entreprises ou à la personne, hôtels, restaurants, fournitures de bureau, décoration intérieure, services immobiliers, informatiques, prêt-à-porter...   Vos avantages   Même si vous mettez votre business aux couleurs d’une marque déjà existante, vous restez un entrepreneur à part entière.
Vous pouvez démarrer une activité qui vous séduit, même si vous n’avez pas encore d’expérience avérée dans le secteur en question.
Vous ne partez pas à l’aventure puisque vous allez exploiter un concept qui a déjà fait ses preuves, puisqu’il a été testé par le franchiseur au sein d’un (ou de) site(s) pilote(s), démontrant ainsi la viabilité de la formule et sa pérennité.
Vous exploitez une marque connue, laquelle en mutualisant les investissements de ses différents membres, peut consacrer d’importants budgets en communication nationale et locale pour servir votre notoriété et votre réputation. Sur le plan commercial, vous profitez d’une forte puissance d’achat pour obtenir des remises de vos fournisseurs et pouvez ainsi être compétitif dans la vente de vos biens ou services tout en confortant vos marges. Vous appliquez le savoir-faire du franchiseur avec une exclusivité géographique qui vous donne le potentiel de vous développer sur votre zone de chalandise. Vous pouvez compter sur le soutien du franchiseur à tous les niveaux et à toutes les étapes de votre développement : choix de votre lieu d’implantation, aide à la recherche de financement, kit de lancement d’activité, logistique, site de commande en ligne, assistance technique et commerciale, système d’informations avec par exemple bases de données, sites web de commande en ligne… Vous profiterez en outre de toutes les perspectives et synergies du réseau : partages des meilleures pratiques, développement d’innovations, perspectives de progression et d’extension de votre zone d’activité. Tous ces atouts sont autant d’incitations pour la clientèle potentielle à venir plus volontiers chez vous.   Êtes-vous prêt pour la franchise ?   La franchise est en principe accessible à toute personne majeure, jeune ou moins jeune, quel que soit son niveau d'études ou son expérience dans le secteur envisagé, dans la mesure où bien souvent ce modèle intègre des formations complètes à l’activité, tant sur le plan commercial, que technique ou managérial apportées par le franchiseur. Ce sont vos qualités entrepreneuriales qui feront la différence et la réussite de votre franchise ainsi que le réalisme et le pragmatisme dont vous saurez faire preuve dans la gestion quotidienne de l’activité. Elles déterminent votre aptitude à devenir un vrai chef d’entreprise, le tout dans un cadre bien défini. Le franchisé doit en effet pouvoir s'adapter à la culture du partenariat. Avoir l'esprit franchise, c'est ainsi avoir l'esprit réseau. Le franchisé idéal présente donc un profil équilibré, savant mélange d’indépendance - il est son propre patron - et de respect des règles établies - il dépend d’un franchiseur. Ces composantes sont édictées tout t’abord dans le contrat de franchise et le Document d’Informations Précontractuelles (DIP).
En effet, le franchiseur doit respecter l’article L 330-3 du Code de commerce (loi Doubin).
Cette loi exige que soit divulgué au candidat franchisé, vingt jours avant la signature du contrat ou avant le versement de toute somme d’argent, le DIP. Il contient des informations confidentielles (fixées par décret) sans dévoiler le savoir-faire du franchiseur qui permettent au futur franchisé de décider d’entreprendre ou non dans l’enseigne choisie.

Une étude de marché pour votre projet

Renseignez vous le mieux possible sur votre environnement. Et pour cela conduisez une étude de marché, si possible avec l’aide de votre franchiseur. A quoi sert une étude de marché ?
Une étude de marché bien menée est essentielle pour préciser votre projet et éventuellement l’infléchir, l’optimiser pour convaincre vos partenaires, notamment financiers.   Les 5 objectifs de votre étude de marché
  • identifier les grandes tendances et les acteurs (notamment vos clients et vos concurrents) de votre marché,
  • vérifier que votre offre correspond à un réel besoin,
  • fixer des hypothèses de chiffre d’affaires,
  • définir une stratégie commerciale pour atteindre vos objectifs, c’est-à-dire votre ligne de conduite en matière de produit, prix, distribution, communication,
  • élaborer votre budget prévisionnel.

Les données de base de votre marché

La clientèle est-elle constituée d’entreprises, de particuliers ? Quels types de biens sont concernés : services, loisirs, biens de grande consommation… ? S’agit-il d’un marché en création, en développement, à maturité, en déclin ? Quel volume représente-t-il en termes de chiffre d’affaires et de vente ?

La clientèle

Quels sont ses besoins, ses comportements d’achat, de consommation, ses lieux d’habitation ou de travail ? Qui sont les prescripteurs (des influenceurs qui viennent relayer votre offre) ?

La concurrence

De combien d’entreprises est-elle composée ? De quelles tailles ? Le marché est-il atomisé ou concentré dans les mains de quelques acteurs ? Où sont-elles implantées ? Que proposent-elles ? A quel prix ? Ne négligez pas non plus les concurrents indirects (par exemple si vous êtes restaurateur, intégrez la livraison à domicile dans votre étude).

Les contraintes

Quel est le cadre réglementaire : les taxes à payer, les autorisations à obtenir… ? Des contraintes pèsent-elles sur l’avenir ?

Les perspectives d’évolution

Des innovations sont-elles attendues par les consommateurs ? Quelles sont les opportunités envisageables ?   Une étude de marché comporte deux étapes :
  • une recherche documentaire approfondie sur votre secteur d’activité
  • une étude terrain, sous forme de questionnaires et d’entretiens individuels, auprès de vos clients potentiels

Cette démarche requiert du temps et certaines compétences pour être menée à bien. Vous pouvez cependant l’accomplir par vous-même, en utilisant le guide très élaboré que l’APCE met à votre disposition. N’hésitez pas à vous faire aider par l’un des multiples réseaux d’accompagnement des créateurs d’entreprise.Vous avez aussi la possibilité de recourir aux services d’une des nombreuses Junior Entreprises, dont les tarifs sont très accessibles, car les travaux sont confiés à des étudiants.

Établir un plan de financement

Comment établir un plan de financement et un dossier financier ?

Votre dossier financier a pour objectif de permettre d’analyser la faisabilité financière de votre projet d’entreprise sur une période de trois ans.

Il comporte :
1- Votre plan de financement initial
2- Un compte de résultats comptables pour chaque année
3- Le plan de trésorerie de votre première année d’activité   Votre plan de financement initial se présente sous la forme d’un tableau recensant d’un côté vos besoins financiers durables, de l’autre vos ressources financières durables. Vos besoins durables, ce sont par exemple :
  • vos frais d’installation (immatriculation de votre entreprise),
  • le loyer du local nécessaire à votre activité,
  • l’achat ou la location d’équipements et de moyens de transport,
  • l’acquisition d’un fonds de commerce,
  • votre besoin en fonds de roulement (BFR),
  • les droits d’entrée le cas échéant.
Pour calculer votre fonds de roulement, évaluez bien toutes les dépenses que vous devrez engager avant les premiers encaissements de votre chiffre d'affaires : le stock, les charges d'exploitation telles que les salaires et charges salariales, l'électricité, le chauffage, l'EDF, le téléphone, l'Internet, les contrats de maintenance de la bureautique… Vos ressources peuvent être constituées par :
  • votre apport personnel,
  • les participations en capital de vos actionnaires,
  • un prêt d’honneur,
  • des emprunts bancaires, contrats de crédit-bail, de location avec option d’achat ou de location longue durée,
  • des primes et subventions : prime d’aménagement du territoire, aides à l’innovation, aides des collectivités locales.
Votre objectif n’est pas de parvenir à une stricte égalité de résultats entre la colonne de vos besoins et celle de vos ressources. Il est en effet préférable d’envisager, dès la première année, un excédent de ressources d’au moins 15 à 20 % par rapport à vos besoins. Ceci dans la perspective de constituer sans tarder une capacité d’autofinancement qui vous permettra de soutenir votre développement (par exemple pour le financement de nouveaux équipements, de campagnes de communication…).   Votre compte de résultats comptables prévisionnel se présente sous forme d’un tableau en deux colonnes. Vous devez en établir un pour chacune de vos trois premières années d’exercice au minimum.
Il recense :
  • d’un côté, les produits ou recettes : chiffre d'affaires, subventions...
  • de l’autre, les charges ou dépenses : redevances périodiques liées au contrat de franchise, achats, charges de personnel, charges externes, comme les loyers de crédit-bail, LOA, LLD, impôts et taxes, charges financières tels les intérêts d'emprunt, agios..., amortissements et provisions.
Pour n’oublier aucune dépense, un conseil : inspirez-vous du plan comptable. Il est tout à fait possible qu’une fois établi votre plan de trésorerie, vous vous aperceviez que vous avez besoin d’intégrer un financement supplémentaire (par exemple pour pallier des besoins de trésorerie momentanés). Attention : tous les montants sont à porter hors taxe, sauf si vous prévoyez que votre entreprise ne sera pas assujettie à la TVA. Comparez pour chacun des tableaux les totaux des deux colonnes : vous pouvez ainsi constater si votre entreprise dégage un bénéfice (les recettes sont supérieures aux dépenses) ou une perte (les dépenses sont supérieures aux recettes).   Votre plan de trésorerie se présente sous la forme d’un tableau et recense, mois après mois, tous les flux de trésorerie de votre entreprise au cours de sa première année d’activité :
  • les recettes encaissées : chiffre d'affaires, capital, apports en comptes courants d'associés, subventions, décaissement de prêt
  • les dépenses effectuées : droits d’entrée versés lors de la conclusion du contrat de franchise, matériel, travaux, frais d'installation, achats, salaires, charges salariales, charges externes, impôts et taxes distribution de dividendes, remboursement d'emprunt…
A noter ! Dans ce tableau, les montants sont à inscrire TTC. Calculez le solde mensuel ainsi que le cumul d’un mois sur l’autre. Un déficit du cumul sur un ou plusieurs mois vous indique un besoin de trésorerie à combler impérativement par un apport en comptes courants d'associés, un crédit fournisseurs ou un financement bancaire à court terme (escompte de papier commercial, mobilisation de créances professionnelles dans le cadre de la loi Dailly, découvert bancaire). Si c’est le cas, n’omettez pas d’intégrer ce nouveau financement et son coût dans votre compte de résultat prévisionnel.

Les questions à se poser et à poser au franchiseur

Renseignez-vous sur les plans média de l’enseigne et les enquêtes de notoriété : présence à l’esprit des clients. Passez en revue avec le franchisseur tous les éléments du mix marketing : le produit, le prix, la distribution, la promotion en détectant clairement sa valeur ajoutée.

On considère qu’il faut en moyenne 10 ans d’expérience pour être un franchiseur fiable. La limitation des risques passe par un savoir-faire éprouvé, démontré par le franchiseur et/ou la qualité de son réseau de franchisés. Renseignez-vous sur les profils personnels et patrimoniaux des autres franchisés.

Faites attention à ce que le franchiseur ne se réserve pas la possibilité de vendre ses produits dans d’autres surfaces multimarques. Quelles sont également les règles sur le commerce en ligne ?

Les relations entre le franchiseur et le franchisé reposent sur une pièce essentielle : le contrat.
Un bon contrat équilibré étant indispensable à la réussite des deux partenaires, il faut en lire attentivement les clauses.
Le contrat de franchise relève du droit commun (droit des contrats, droit commercial, droit de la concurrence, droit des marques...), complété par les règles de la jurisprudence, ainsi que par certains textes de droit européen. Il rentre dans le champ d'application de la loi Doubin sur "l'information précontractuelle du candidat".
Mais sa forme et son contenu sont librement fixés par les deux parties. Comme, en pratique, la rédaction du contrat échappe presque totalement au franchisé, le recours à un professionnel pourra donc s'avérer indispensable afin d'examiner le projet élaboré par le franchiseur.

Recruter un comptable, augmenter un prix, changer de fournisseur… Quels que soient les avis que vous recueillerez, c’est toujours à vous que reviendra la décision finale, dont vous assumerez seul la responsabilité… et toutes les conséquences. Vous aurez en main tous les leviers ? Corollaire : tous les problèmes de votre entreprise seront les vôtres. Vous serez concerné par l’ensemble de ses processus et en cas de défaillance, vous pourrez avoir à compenser personnellement celle-ci. Votre implication devra être totale. Surtout au début de votre activité, vous devrez peut-être assurer plusieurs fonctions : commerciale, production, gestion... Êtes-vous capable d'être le premier commercial de votre entreprise ? Saurez-vous vous entourer de collaborateurs plus experts que vous dans leur domaine tout en continuant à les encadrer en fonction d’objectifs précis ?

Disposez-vous d’un capital personnel ? Vous allez devoir investir dans des outils, de l’équipement mais également disposer d’un fonds de roulement. Investir c’est aussi accepter les premiers temps de se rémunérer en deçà du salaire précédent.

Avec une charge de travail accrue et des responsabilités absorbantes, vous serez moins disponible pour votre famille. Êtes-vous certain(e) d'obtenir l'adhésion et la solidarité de vos proches ? Saurez-vous les ménager en ne projetant pas des inquiétudes qui ne feraient que déstabiliser l’ensemble du foyer ?

Votre projet se démarque-t-il suffisamment de ce qui se fait déjà ? Êtes-vous capable d’apporter des services supplémentaires ? Par exemple, si vous souhaitez créer une entreprise de garde d’animaux, que pourriez-vous proposer comme service supplémentaire ? Les conduire chez le vétérinaire pour leurs vaccins ? Assurer leur toilettage ? Êtes-vous capable de résumer la particularité de votre offre en une phrase pour vous assurer qu'elle est claire et « vendeuse » ?

Si vous n’exerciez pas déjà un métier dans le domaine d’activité où vous projetez de créer une entreprise, avez-vous envisagé de reprendre une société déjà installée ou d’intégrer un réseau de franchise afin de bénéficier d’un accompagnement et d’un transfert de compétence adaptés ?

Sources de financement

Vous avez évalué tout ce qui vous était nécessaire pour bien démarrer ?

Vous allez peut-être devoir louer un local, faire des aménagements de ce local afin qu’il réponde aux normes prévues pour la franchise exploitée, vous équiper en matériel, vous procurer des matières premières, constituer un stock… Il vous faudra aussi payer des frais d’établissement : honoraires de conseil juridique ou fiscal, frais de constitution de l'entreprise ou de publicité…, probablement des droits d’entrée. Prévoyez également un fonds de roulement suffisant (somme disponible pour faire face aux dépenses qui ne peuvent être différées et accorder des délais de paiement à vos clients).
C’est le moment de trouver les moyens de financer votre projet.
Pour financer toutes ces dépenses, il vous faudra des ressources financières durables, constituées de fonds propres (apport personnel, prêts d’honneur, investissements en capital), d’aides financières diverses (subventions, concours) et d’emprunts bancaires.   L'apport est indispensable que vous disposiez de fonds propres. Plus ceux-ci seront élevés, plus votre projet inspirera confiance à vos partenaires.
Ils vous permettront de financer certaines dépenses qui ne peuvent faire l’objet d’un prêt : frais d’établissement, investissements immatériels (frais de recherche et développement, de formation, de publicité, d’achats de logiciels et de brevets…), besoin en fonds de roulement… Bon à savoir
Dans le cas d’un investissement matériel, l’obtention de votre emprunt est conditionnée à votre propre concours en fond personnel. Le ratio est généralement de 30% du montant total de l’emprunt. Comment faire ?
Vos fonds propres proviennent de votre épargne personnelle constituée au fil du temps. Peut aussi y entrer le produit de la vente d’un bien… En cas de licenciement, votre prime peut servir de mise de fond pour entreprendre, de même que vos allocations chômages, lesquelles peuvent être libérées en capital si vous choisissez par exemple de devenir auto-entrepreneur. Les donations familiales peuvent également intervenir. Idée !
Vous détenez un plan d’épargne-logement ? Sachez que vous pouvez l’utiliser pour financer votre local professionnel, à condition toutefois que celui-ci soit rattaché à votre habitation principale. Dans le cas contraire, vous pouvez toutefois le débloquer pour vous constituer un complément d’apport de démarrage ou encore pour financer vos besoins incorporels.   Vous ne parvenez pas constituer un apport personnel suffisant ? Vous avez la possibilité de compléter celui-ci avec un prêt d’honneur attribué par un organisme d’aide aux créateurs ou repreneurs d’entreprise. Par exemple : Un prêt d’honneur peut atteindre jusqu’à 15 000 euros. Il est accordé sans intérêt ni demande de garantie ou de caution, et sa durée de remboursement est généralement de quatre à cinq ans.   Des difficultés pour lancer votre activité ? L'Adie peut vous financer à travers un microcrédit et vous faire bénéficier de prêts d'honneur ou de primes selon votre région, pour un financement global maximal de 10 000 euros : Adie.   Pour financer vos acquisitions mobilières, vous pouvez compléter vos fonds propres en recourant à un emprunt auprès d’un organisme financier. Sa durée de remboursement dépendra de la durée d’amortissement fiscal du bien financé.   Les autres sources de financement Vous créez une société ? Pourquoi ne pas inviter vos proches, les membres de votre famille, vos amis, à prendre part au capital de votre entreprise. Lorsque vous ferez des bénéfices, ils toucheront des dividendes proportionnels à leur investissement. Ce « love money » (ou argent du cœur) est encouragée par l’Etat, qui accorde à ces actionnaires, sous certaines conditions, une réduction d’impôt égale à 25 % des sommes concernées. Les particuliers qui au sein d’un club, investissent ensemble dans les petites entreprises s’apparentent à ce type de contribution. Il existe deux réseaux de ce type :
  • Les Cigales (Clubs d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’économie solidaire) soutiennent les petites entreprises locales porteuses de projets axés sur le respect de l’être humain et de l’environnement.
  • De leur côté, les associations Love Money pour l’emploi s’adressent aux PME innovantes (des entreprises qui innovent dans leur domaine d’activité ou dans les technologies et les méthodes qu’elles utilisent) à fort potentiel de développement.
Les projets à très fort potentiel de développement et forte valeur ajoutée , peuvent quant à eux intéresser des business angels (ces « anges gardiens des entreprises » sont des investisseurs privés, regroupés au sein de clubs) et des sociétés de capital risque, en quête de perspective de fortes plus-values dans les trois à cinq ans :
  • Les clubs de business angels réunissent des personnes physiques dont l’investissement moyen est de l’ordre de 30 000 à 75 000 EUR par projet.
  • Les sociétés de capital risque, qui sont des organismes financiers, ont des prises de participation minimales de 75 000 EUR.

Élaborez votre business plan

Une fois défini votre projet et déterminée votre stratégie commerciale, vous aurez à présenter votre business plan ou « plan d’affaires » à différents interlocuteurs : partenaires, banquiers, investisseurs... Ce document, qui est une véritable carte de votre activité, leur permettra de s’assurer de la cohérence et de la crédibilité de votre projet en identifiant rapidement et clairement les risques encourus et la rentabilité escomptée.   Le business plan présente d’une manière claire et précise les objectifs de développement de votre projet à court terme (0 à 6 mois), moyen terme (6 à 24 mois) et long terme (au-delà de 24 mois). C’est un condensé de la stratégie de votre entreprise et un document vivant qui reflète l’évolution de celle-ci. Il détaille notamment les différents scénarios d’actions possibles pour atteindre vos objectifs marketing et commerciaux et met en évidence les dépenses et les recettes prévisionnelles associées à ces actions. Ces données financières sont les véritables marqueurs de la réussite ou de l’échec de votre business plan. Les contrôler régulièrement vous permettra de réagir à bon escient et selon un planning clairement défini. De quels éléments est-il constitué ?   Quelle est votre activité ? Quel est votre marché ? Quels sont vos atouts par rapport à la concurrence ? Quels sont vos objectifs en termes de développement ? Votre statut juridique ? Vos partenaires ? Votre équipe ? Les étapes clés de votre stratégie ?   Quels sont vos moyens techniques ? Votre équipement ? Vos ressources humaines ? Vos fournisseurs ? Vos conditions de production ? Vos modalités de fonctionnement (horaires, locaux…) ? Votre étude de marché ?   En quoi consistent-ils ? Quelles sont leurs caractéristiques par rapport à ceux de la concurrence ? Qu’apporterez-vous de plus à votre clientèle ? Disposez-vous de brevets ou d’avantages techniques particuliers ?   Quels sont vos besoins de financement (locaux, équipement, droits d’entrée, frais divers, fonds de roulement…) ? Quels sont les financements prévus (apport personnel, subventions, prêts…) ?
Outils : téléchargez les modèles de compte prévisionnels de l’APCE   Habituellement présenté sous forme de tableau, le plan d’action constitue le cœur du business plan. Il synthétise à la fois les objectifs stratégiques, les actions qui s’y rapportent et leurs implications financières dans le temps. Sa réalisation comporte cinq étapes :
  • Définition des objectifs : en termes de volumes de vente et de CA.
  • Liste des actions envisagées pour atteindre chaque objectif : recruter un salarié, lancer une action de prospection : phoning, mailing…
  • Mise en place d’un calendrier pour ces actions.
  • Évaluation du budget de chaque action en termes de dépenses et de retour sur investissement.
  • Mise en en place d’outils de contrôle pour : détecter les retards éventuels en terme de mise en œuvre des moyens et de réalisation des actions prévues, mais aussi les dépassements de coûts, les résultats de ventes inférieurs aux prévisions, et de constater l’état des financements et de la trésorerie..
Cette démarche requiert du temps et certaines compétences pour être menée à bien. Vous pouvez cependant l’accomplir par vous-même, en utilisant le guide très élaboré que l’APCE met à votre disposition. N’hésitez pas à vous faire aider par l’un des multiples réseaux d’accompagnement des créateurs d’entreprise.Vous avez aussi la possibilité de recourir aux services d’une des nombreuses Junior Entreprises, dont les tarifs sont très accessibles, car les travaux sont confiés à des étudiants.

Faites de votre banquier un véritable partenaire

Établissez un plan de trésorerie recensant les dépenses et les recettes mensuelles. Cela vous permettra de détecter éventuellement un important et ponctuel besoin de trésorerie, et d'évaluer précisément l'aide nécessaire de la banque en montant et en durée. L'avance maximale de trésorerie nécessaire pourra alors être contractualisée sous forme d'une « Convention de trésorerie courante ».

Et si les choses ne se passent pas comme prévu ?   Parlez-en sans attendre à votre banquier. Il est normal et courant que le business plan initial ne se déroule pas à la lettre comme prévu. Vous allez devoir, en tant que chef d'entreprise, vous adapter aux aléas et trouver des solutions de gestion qui impliqueront votre banque. Qu'il s'agisse d'un besoin d'investissement non prévu ou d'un événement dans votre activité, ne le cachez pas à votre banquier mais considérez-le comme un partenaire qui peut vous apporter les solutions pour surmonter cette difficulté.   La publication de votre bilan annuel est l'occasion de faire le point sur l'évolution de vos besoins   Pensez à le remettre sans tarder à votre banquier après la clôture de l'exercice. Expliquez-lui les composantes du résultat et annoncez les mesures qui s'imposent, même et surtout si les résultats ne sont pas ceux qui étaient attendus. Souvenez-vous qu'un bilan qui tarde à arriver est souvent considéré par le banquier comme un mauvais bilan et la méfiance peut alors s'installer.   Vous souhaitez avoir une idée précise de votre situation financière en milieu d’exercice. L'idéal est d'établir une situation intermédiaire.   Au cours d'un rendez-vous, vous commenterez à votre conseiller les écarts par rapport à vos prévisions. L'exercice sera bénéfique pour les deux parties. Votre expert comptable est également un partenaire indispensable pour vous aider à suivre ces conseils. Homme de chiffres, il saura vous apporter des conseils comptables, juridiques et fiscaux.